Le design ne sert à rien!

On a tendance à penser que le design d’un site est fondamental pour que le visiteur se sente bien, qu’il ait envie de revenir ou d’acheter. J’ai souvent l’impression que le premier réflexe de pas mal d’entrepreneurs est de designer une interface très 2.0, super léchée et souvent peu fonctionnelle…


Suivez vos idôles!
Lorsqu’on s’intéresse aux sites qui ont eu un énorme succès, on est obligé de se rendre compte que le design était plus que secondaire pour leur fondateur:
Wikipedia, Amazon, Craiglist, Ebay et même Google. La liste est longue des sites rencontrant un succès énorme et qui ont tout misé sur la UI pour optimiser leur taux de conversion et non sur le design. Certes ce sont des vieux sites mais si ils n’ont pas fait évoluer leur design depuis le temps, il y a une raison évidente:
Ils vendent mieux avec ce design!
Et pour preuve, je vous recommande de lire cet article qui démontre que des publicités plutôt moches sont plus efficaces que les belles: The « Ugly » Truth!

Pourquoi?
Les raisons sont à mon avis évidentes et pragmatiques:
- Simplicité: les utilisateurs/clients trouvent ce qu’ils veulent immédiatement = +de chiffre d’affaires! (que ce soient les produits sur Amazon ou la search sur Google, l’essentiel est là pour améliorer l’expérience utilisateur)
- Rapidité: le site est plus rapide et donc les utilisateurs/clients achètent plus = +de chiffres d’affaires!
- Accessibilité: le site est accessible depuis toutes les versions de tous les navigateurs ou presque donc utilisable par plus de clients = +de chiffres d’affaires!
Si le taux de conversion est bon et que les clients sont satisfaits, le design ne sert qu’à complexifier l’interface et à la rendre plus lente!

User experience first!

D’abord penser à l’utilisateur: comment lui expliquer clairement ce qu’il se passe, comme le faire aller droit au but de manière à maximiser le taux de conversion et à partir de là seulement, imaginer un design attrayant qui ne ralentisse pas l’expérience utilisateur et qui ne distraie pas le visiteur. Il faut donc parvenir à être attrayant mais pas distrayant, joli et efficace!
Les nouveaux sites qui cartonnent en ce moment sont parfaits à ce point de vue, comme Quora, Plancast ou Foursquare par exemple.

Vendredi 13: Les entrepreneurs doivent ils être superstitieux?

Nous sommes vendredi 13, cela n’aura échappé à personne. C’est l’occasion de se demander si la chance joue un rôle important dans la vie d’un entrepreneur et donc si les entrepreneurs doivent être superstitieux…



On ne peut que remarquer que souvent la chance est un facteur fondamental dans la réussite d’un projet. Arriver au bon moment sur le marché, rencontrer les bonnes personnes, bénéficier d’un buzz…autant de points fondamentaux qui dépendent à un moment ou à un autre de la chance.

Alors comment mettre toutes les chances de son côté?

Être superstitieux?
C’est effectivement une solution et j’ai déjà rencontré des entrepreneurs qui jouaient ce jeu là à fond. Picsou tenait à son premier dollar comme à la prunelle de ses yeux, what else?
- Toujours signer les contrats avec le même stylo.
- Avoir un grigri toujours à la même place sur le bureau.
- Faire encadrer en 4 par 3 le premier chèque du premier client (Chez Balloon, on a toujours dit qu’on le ferait mais le jour où il est arrivé le banquier nous a expliqué que c’était pas une bonne idée :) ).
- Attendre les vendredi 13 pour démarcher ses clients (pas de chance, il tombe en plein mois d’août cette fois).
- Passer sa journée les doigts croisés…
Perso, j’y crois pas du tout, comme disait Hemingway: « You make your own Luck ».

Make your own Luck
Mais comment?

- Y croire: Les plus chanceux sont souvent ceux qui sont persuadés que ca va marcher et qu’ils auront de la chance. L’un des points soulevés par Jason Fried dans Getting Real est: « Seek and Celebrate Small Victories ». Fêter les bonnes nouvelles (même les petites) améliore le moral des troupes et focalise tout le monde sur le bon côté des choses.

- Etre ouvert: Comment attendre la chance si on n’est pas prêt à l’accueillir. Ca peut paraître idiot, mais rester ouvert aux opportunités (rencontrer des gens, se rendre à des événements, s’intéresser à la concurrence…) est un bon moyen de ne pas passer à côté de la chance. « Never eat alone » comme dirait Keith Ferrazzi.

- Être un peu fou: faire confiance à ses intuitions, faire « all in »! Lorsque le risque n’est pas démesuré, peut être faut il parfois se lancer et tenter un coup. Ca peut être un echec (mais comme vous êtes optimiste et que vous y croyiez, vous apprendrez beaucoup) mais si ça marche…Les gens diront que vous avez eu de la chance alors qu’en fait pas du tout.

Je suis sûr que même si ces derniers arguments sont plus rationnels que les précédents, vous avez tous des superstitions au bureau, on est vendredi 13, c’est le moment de tout avouer…

Et si on arrêtait de tailler la France…

Une petite note ce matin pour parler d’un truc qui m’a un peu énervé durant les dernières semaines.
Les derniers événements autour du lancement de france.fr ont donné une bonne occasion de se livrer à un jeu très drôle: le bâchage en règle de tout ce qui se fait en France.
Les français sont des nazes, leurs sites sont moches, pourquoi les startups françaises vont échouer etc…


Je suis plutôt d’accord pour dire que certaines choses sont inadmissibles voire honteuses pour nous (surtout quand c’est repris dans les principaux médias internationaux) mais j’ai envie de dire : raison de plus pour ne pas en rajouter!

Quand je vois que le post (très intéressant) de mon ami Pierre sur les raisons de l’echec des startup françaises a été RT plus de 120 fois sur Twitter, je me demande vraiment si les geeks français sont sadomasochistes. Je ne remets absolument pas en cause la qualité de l’article mais je m’interroge sur cette excitation à tailler l’écosystème français.

Je sais que les #fails, c’est ce qui se partage le plus sur le web mais c’est pas une raison pour faire n’importe quoi. Car au bout du compte, c’est tous les entrepreneurs français qui en souffriront si la France se forge (elle même) une mauvaise réputation.

Les startups et le web français vont de mieux en mieux alors résistons aux sirènes du buzz et soyons responsables (Je suis très calme!).

Faut il appliquer la règle des 20% dans une startup?

Nous rêvons tous de pouvoir appliquer la fameuse règle des 20% de Google (20% du temps de travail à consacrer à un projet personnel) dans notre boîte.
Je vais encore faire mon rabat-joie mais je pense qu’il faut bien étudier le problème avant de se lancer dans cette aventure.


Cela dépend déjà des idées que vous voulez développer: si elles sont directement liées à votre « core business », il n’y a pas de débat (ni d’article, vous pouvez retourner bosser :) ) mais si vous pensez vous consacrer à des projets qui n’ont rien à voir avec votre startup, là c’est différent.

Dan Pink explique très bien que ce système permet de motiver les troupes puisqu’il repose sur trois éléments clés de la motivation: l’autonomie (pouvoir travailler à son rythme), la maîtrise (se surpasser pour quelque chose qui compte vraiment) et la pertinence (croire en ce que l’on fait). A ce propos, je vous recommande son TED Talk sur le sujet, c’est passionnant.

Mais dans un article récent, Vinicius Vacanti, le co-fondateur de Yipit a développé un argument intéressant.

En gros, il explique qu’un entrepreneur passe systématiquement par les phases suivantes lorsqu’il travaille sur une idée:

La naissance est bien sûr un moment fort, très excitant et motivant pour un entrepreneur et son équipe, mais lorsque cette nouvelle idée subit la « Crisis of Meaning », il y a de fortes de chances qu’elle succombe (peu de temps de travail, objectif secondaire, rien à voir avec le savoir faire de l’équipe…) et laisse sa place à un nouveau projet « remotivant » et ainsi de suite…

Dans les entreprises où l’activité principale est stable, solide et parfaitement définie, cette méthode peut effectivement donner naissance à de nouveaux produits en renforçant la motivation mais dans une startup où le doute joue un rôle important au quotidien, ces « shoots » de motivation artificielle peuvent rendre accro…ce qui signifie des effets de moins en moins perceptibles et une distraction de plus en plus importante!

Cette règle des 20% serait elle applicable uniquement aux entreprises ayant atteint une certaine taille critique?

Tous les contre-exemples et contre-arguments seront plus que bienvenus (j’étais ultra-fan de l’idée avant d’écrire l’article :) ).

Etre entrepreneur? 3 fois rien…

Trois…Le chiffre magique quand on démarre son projet sur le web.
Il faut s’y reprendre à trois fois pour faire des choses qui prennent 3 fois plus de temps que prévu, qui se font en 3 étapes et en 3 exemplaires pour finalement gagner 3 francs six sous: acheter un iPhone 3G, faire des règles de 3, chercher un 3 pièces, pitcher devant des vieux du 3ème age ou des mecs qui ont 3 cases en moins et qui comprennent un mot sur 3 de ce que vous dites, embaucher un développeur avec 3 ans d’expérience…bref ça casse pas 3 pattes à un canard!


Plus sérieusement…

3 fondateurs
Je sais, il n’y a pas de recette miracle, mais je trouve que démarrer à 3 c’est idéal: assez pour avoir pas mal d’idées différentes et être créatifs, pas trop pour pouvoir quand même avancer rapidement. A deux on peut avoir tendance à rester bloqué devant certaines problématiques, à 3 il y a toujours une solution qui remportera la majorité. Une fois que les choses sont lancées et que le business roule, c’est moins important à mon avis, mais au début c’est le chiffre que je préfère.

3 francs six sous pour le budget
Je fais partie de ceux qui pensent que commencer avec un petit budget est une bonne chose. Cela permet:
- de se concentrer sur l’essentiel en évitant les pièges faciles qui peuvent être tentant parfois (comme commander 500 T-Shirts avec le logo de la boîte)
- d’être plus imaginatif: manquer de moyen pousse forcément à réfléchir d’avantage aux différentes solutions au lieu de se tourner directement vers l’option qui coûte chère mais qui semble tellement plus facile.
- de s’ouvrir les portes du bootstrapping si les revenus arrivent assez vite…

3 semaines pour prototyper
C’est largement suffisant. Au bout de trois semaines, il faut essayer de tester le produit et de le confronter au marché potentiel. Les équipes du Startup Weekend y arrivent en 50 heures (enfin certaines) donc…

3 RDVs client par semaine
S’entraîner à pitcher, à vendre, à convaincre demande pas mal de pratique. C’est important d’aller « au contact » très tôt mais si on se prend des vestes, ca fait gagner beaucoup de temps dans la préparation et beaucoup d’expérience pour la suite.

3 mois pour le premier client?
Si les choses vont bien c’est le délai idéal, mais là ça dépend pas mal de ce que vous faites et des spécificités de votre marché.

Je suis sûr qu’il y en a encore pas mal de « trois » à développer, si vous avez des idées…

Les startups françaises qui ne sont pas sur Techcrunch

Suite à une remarque de @jnchaintreuil la semaine dernière, j’ai réalisé qu’on ne parlait pas assez du tout des startups françaises B2B dans le microcosme des jeunes entrepreneurs.
Ironie du sort, ce sont elles qui marchent le mieux en ce moment. Il faut reconnaître aussi que les sites spécialisés restent assez silencieux à ce sujet.
J’expliquais récemment que l’écosystème français des startups avait besoin d’un média reconnu et d’une success story pour atteindre une taille critique. Je pense qu’un site doté de gros moyens et d’une armée de journalistes bien renseignés permettrait de mettre la lumière sur des startups moins grands publics (=moins sexy?) mais qui sont de belles réussites (Business model, chiffre d’affaires, clients…) et qui peuvent nous apprendre beaucoup quelque soit notre secteur.
Je ne prétend pas les connaître toutes, j’en ai choisi certaines qui ne sont pas sur Techcrunch, qui n’ont pas beaucoup de followers sur Twitter ou de fans sur Facebook mais qui sont déjà de beaux succès.


Beezup commercialise une web app pour les sites de e-commerce qui permet de référencer ses produits sur les principaux réseaux (comparateur de prix, place de marché…) et d’analyser leur rentabilité.
lancé en septembre 2009 par Michel Racat, Beezup compte plus de 200 clients maintenant , embauche une dizaine de personnes et vient de se lancer en Espagne!


Hypios est une place de marché qui met en relation des entreprises et une communauté de chercheurs ou d’experts. Les participants peuvent gagner jusqu’à 5 millions de dollars pour leur solution. Hypios a été fondé en 2008 et a levé 1,5 millions d’euros en 2009.



Ividence est une web app vous permettant de lancer une campagne marketing par email (acquisition, création d’emails, analyse des résulats…). La société existe depuis décembre 2008 et a levé 1,5 millions d’euros en 2009. Ils attendent un chiffre d’affaires d’environ 600 000 € en 2010.


Lengow est une société nantaise éditant une solution SaaS permettant aux e-commercants de référencer, optimiser et tracker l’ensemble de ses catalogues produits sur plus de 160 diffuseurs en France mais aussi en Europe. Kima Ventures a investit 2,5 millions dans Lengow en mars 2010 et la société compte aujourd’hui plus de 100 clients.


Milibris accomapagne et fournit des outils aux maisons d’édition et aux groupes de presse désirant diffuser du contenu sur internet. C’est une startup assez jeune mais qui a déjà réalisé la version électronique du journal L’equipe et plus récemment les guides Le Petit Futé sur iPhone.


Novapost vend un service en ligne aux entreprises leur permettant de dématérialiser leur bulletins de salaire. Ils travaillent pour de grands groupes français (ubisoft, Canal Plus, M6…). Ils viennent de lever 1,7 millions d’euros en juin 2010 (notamment auprès de Pierre Kosciusko-Morizet) et ont 25 employés aujourd’hui.


Weblib propose aux commerçants de prêter gratuitement des netbooks à leurs clients pour se connecter à internet. Pour 100 euros par mois, ils équipent les aires d’autoroute, stations services, grands magasin etc. Weblib a réalisé 30 000 euros de chiffre d’affaires la première année et dispose déjà d’un joli portefeuille de clients (virgin megastore Champs élysées, Planet Sushi, Frank Provost…).

Cette liste n’est évidemment pas complète et j’ai évité de mettre Balloon dans l’article bien que cette startup remplit « presque » tous les critères de ma liste, bientôt… J’ajouterai en revanche toutes les startup B2B dont on ne parle pas assez et qui pourraient devenir de belles success story dans les années à venir…

LeWeb’10: + 66% pour les étudiants!

Petit coup de gueule ce matin: les « student pass » pour LeWeb’10 ont augmenté de 66% en un an! Oui cela ne représente que 100 euros en valeur absolue mais pour un étudiant c’est pas rien.



Il faudra donc débourser 250 euros cette année au lieu de 150 euros l’année dernière. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans la tête des organisateurs et je ne sais pas pourquoi on coûte presque deux fois plus cher que l’année dernière.
C’est en tout cas dommage que ce soit les étudiants qui trinquent, je ne pense pas que cela suffise à remplir les caisses de LeWeb de toute façon.
Cela risque de décourager pas mal de jeunes et c’est finalement LeWeb’10 qui en pâtira…

Apple, un exemple à ne pas suivre

Steve Jobs est un modèle pour de nombreux entrepreneurs et cela me semble tout à fait logique: il est visionnaire, charismatique et a le sens de la communication et du marketing.



A l’inverse de son créateur, je pense qu’Apple n’est pas un bon exemple à suivre pour les entrepreneurs que nous sommes.
Si Apple parvient à outrepasser les règles classiques, ce qui contribue au mythe à mon avis, cela ne veut pas dire que nous devons faire pareil au risque de se faire assez mal…

If you are not embarrassed by the first version of your product, you’ve launched too late.
Reid Hoffman, fondateur Linkedin

Steve Jobs conçoit les produits et innove tout seul dans le plus grand secret avant de faire une keynote ultramédiatique pour présenter un produit réalisé en « sous-marin ».
C’est à mon avis une stratégie super risquée pour n’importe quelle startup. Le fameux « Launch early and iterate » est à mon avis une meilleure recette plutôt que de développer une version soi-disant parfaite derrière son bureau pendant des mois.

Build on what exists
Guy Kawasaki

Apple aime bien réinventer la roue surement parce que Steve Jobs trouve qu’elle a mal été conçue. Ils n’utilisent pas les standards et se battent contre parfois. L’ouverture n’est donc pas une caractéristique d’Apple: l’Appstore est surveillé et les applications doivent être validées.
L’un des conseils les plus répandus sur le web concerne pourtant ce point: utiliser ce qui existe déjà au lieu de reconstruire quelque chose et s’ouvrir aux autres pour se placer dans l’écosystème et contribuer à l’innovation ambiante.

Give Something Away For Free
Jason Fried

Apple nous fait payer la qualité au prix fort. Rien n’est gratuit et tout est relativement cher. Depuis iTunes, Apple ne lâche rien (oui les bumper vont arriver mais bon ca compte pas ;) ) et charge ses clients à max. Même si les modèles de gratuité jouent un rôle de plus en plus important dans la nouvelle économie, Apple va à l’encontre de cette tendance. Cette fois, je ne peux pas dire qu’il s’agit d’un mauvais exemple même si on pourrait imaginer qu’Apple donne l’iPhone gratuit tout en augmentant beaucoup le prix de l’accès à l’Appstore et des applications.

Evidemment il y a également pleins d’exemples à suivre en observant Apple, mais j’en parlerai peut être dans un prochain billet.
Je suis sûr que vous trouverez d’autres exemples Apple à ne pas suivre, je les ajouterai à l’article.

Je m’en fous de ton nom…c’est quoi ton Twitter?

Quand je vais dans des réunions normales, le fameux « tu t’appelles comment? » (décliné de différentes manières) revient assez souvent dans les 5 premières phrases que l’on prononce en face d’un nouveau visage. C’est parfois un peu pédant mais néanmoins utile afin de se connaître, de pouvoir à nouveau entrer en contact si besoin ou même faire référence à la personne devant quelqu’un d’autre.

Jusqu’à pas longtemps, j’étais persuadé que ce genre d’expressions usuelles était employées depuis des millénaires et allaient continuer à l’être encore longtemps.

Et pourtant, dans les événements (certes un peu geek) où je me rends en ce moment, chacun se trouve comme une poule devant un canif quand on sort les prénoms ou les noms de famille. Alors certains attendent quelques instants avant de demander:
« Au fait c’est quoi ton Twitter?…Aaaaaaahhh, c’est toi!!!!!! ookkkkkkkk » alors que les plus décomplexés osent directement: « Salut, c’est quoi ton Twitter? ».

C’est bien la preuve en tout cas que les réseaux sociaux favorisent la conversation et les échanges dans la vie réelle contrairement aux malades qui nous expliquent que les Twitter et Cie enferment les gens dans des relations électroniques etc.

Croyez vous que bientôt on s’apellera @machin et @bidule et que les noms et prénoms ne seront que des ID dans les bases de données de l’Etat?

Séance de pitchs @TwistParis

Hier avait lieu l’événement This Week in Startups Global Meetup, un show présenté par Jason Calabanis. L’idée est d’écouter les meilleurs pitchs dans une dizaine de villes du monde en live.

Pour l’occasion, Lingueo accueillait Kirsten Winkler, organisatrice du Paris Meetup et une quarantaine d’entrepreneur venus pitcher, écouter ou networker.
Plusieurs startups ont pitché hier soir:
- Appoke
- Beansight
- Lingueo
- Mail For Good
- Submate
- tumbup
- Yoocasa

Tous les pitchs sont disponibles en vidéo (merci @adelivet): ici

A l’issu des votes du public, la meilleure startup gagnait le droit de pitcher par Skype devant Jason Calabanis. C’est Yoocasa qui a remporté cette édition. Un grand bravo à eux!

Nous avons assisté à sept très bons pitchs en tout ce qui laisse le temps d’observer et de tirer quelques enseignements.

Pitcher sans slides…
La séance de pitchs était assez intéressante vu la configuration de la salle: 40 personnes et un simple écran d’ordinateur pour des slides éventuels.
Jacques Birol disait ici même que l’un des atouts importants d’un bon « pitcher » était d’être capable de l’exécuter sans slides. Je pense qu’en effet la plupart des pitchs auraient été de meilleur qualité sans aucun support. Cela aurait permis de se concentrer davantage sur l’assemblée et de présenter de manière plus dynamique (sans avoir la souris à la main, et les yeux parfois tournés vers l’écran).

…ou répéter 100 fois
Mais bien sûr chacun fait ce qu’il veut, @laurentk qui a très bien pitché Submate avec des slides nous explique son truc:

Mais il faut reconnaître que les pitchs était tous réussis: 3 minutes bien tenues, problème bien posé et solution claire.
Si vous avez des conseils pour améliorer son pitch dans ces conditions, je suis preneur…