Romain David

Web, entrepreneuriat...Blog perso de l'un des fondateurs de Balloon


Former ou licencier?

« Recently, I was asked if I was going to fire an employee who made a
mistake that cost the company $600,000. No, I replied, I just spent $600,000
training him. Why would I want somebody to hire his experience? »

Thomas J. Watson

A méditer…

Published by Romain David, on janvier 25th, 2012 at 11:41 . Filled under: Conseil startupNo Comments

Arrêtez de lire…

… des livres inutiles!

J’ai passé du temps en 2011 à lire quelques livres trouvés dans des rayons bizarres comme : « vie professionnelle », « Marketing et Publicité », « Management » etc. Ces bouquins sont souvent mis en avant comme étant inspirants et passionnants, des guides clairs et incontournables pour réussir tout ce qu’on entreprend dans la vie!

Seth Godin, Maxom Gladwell, Gary Vaynerchuk, Steve Gary Blank, Guy Kawasaki, ce sont sûrement des types incroyables mais il n’en reste pas mois que lire leurs bouquins est une perte de temps!

La plupart du temps, on le fait sérieusement, on surligne certains passages, on se dit « ah ça c’est intéressant, je vais essayer! » et on referme le bouquin en étant persuadé que c’est génial et qu’on a appris plein de trucs. Le problème c’est que souvent, ça ne s’adapte pas du tout à ce qu’on fait, ça devient inapplicable et trois jours après il ne reste plus rien.

A mon avis, on apprend beaucoup plus de choses en réfléchissant tout seul à ces sujets, en les testant chaque jour et en parlant à vos associés ou collaborateurs qu’un lisant un truc souvent mal écrit. Il y a parfois des théories intéressantes (lean startup, customer development…) à retirer de ces bouquins, mais pourquoi les lire? Un simple résumé ou article de blog fera très bien l’affaire…

On apprend plus sur la vie et le business en lisant Proust que Seth Godin!

Published by Romain David, on janvier 23rd, 2012 at 3:05 . Filled under: Conseil startupNo Comments

Scavenger

Vous êtes entrepreneurs? Alors vous devez sûrement être approchés par des types pas clairs. Vous savez le genre de type qui vous tourne autour et finit par vous proposer un plan louche d’accompagnement, de conseil, d’aide ou autre…

J’ai pour ma part vécu deux techniques d’approche…

Charognard débutant.

- « Tu sais, j’ai été entrepreneur et c’est pas facile…

- Non…

- C’est vachement utile d’avoir un avis extérieur et d’apprendre de ceux qui sont passés par là avant vous.

- Oui…

- Moi je peux vous aider à faire ça. J’organise des séminaires autour de thèmes précis. C’est 1000€ la journée, la première est gratuite et au bout de 10 tu en as une offerte! »

- Ah… »

Charognard expérimenté.

- « Ah tu bosses chez Balloon? Bravo ç’est super comme boîte!

- Merci

- Je voudrais faire une interview pour mon blog, t’es d’accord?

- Oui, avec plaisir

- (…)

- Merci pour l’interview, et sinon en ce moment ça va pour vous? Si vous avez besoin de contacts, de gagner du temps sur certains aspects, je peux vous aider, je connais pas mal de monde, j’ai monté plusieurs boîtes, j’ai levé 2 millions et tu sais parfois il vaut mieux dépenser un peu d’argent pour prendre du recul pendant une journée chaque mois que de perdre son argent les 29 jours restant.

- C’est à dire…?

- Je suis prêt à vous faire partager mes compétences dans divers domaines un ou deux jours par mois. Normalement, je prends 1000/1500€ la journée mais j’ai été entrepreneur et je sais que vous n’avez pas forcément les moyens donc je veux bien prendre quelques % du capital.

- ah quand même…

- oui mais honnêtement, comparé au temps gagné, c’est rien!

- avec laquelle de tes boîtes as tu levé 2 millions?

- tu connaitras pas, c’était y a quelques années mais finalement la levée ne s’est pas faite, un problème avec les banques enfin bref… »

Mentors, financement de l’innovation, leveur de fonds… Il faudrait créer un annuaire en ligne avec une application mobile façon avertisseur de radars.  Je sais qu’@avestemeanu a déjà acheté charognard.fr…

Published by Romain David, on décembre 22nd, 2011 at 2:13 . Filled under: Conseil startupCommentaires fermés

Bref je suis allé au Web

Je suis allé au Web.

En arrivant, il y avait une nana très bien habillée qui râlait parce qu’une hôtesse voulait lui accrocher un bracelet en plastique avec interdiction de l’enlever pendant trois jours. Elle a pesté puis s’est laissé « persuader » par les 3299 personnes attendant sous la pluie. En entrant, il y avait une cinquantaine de types en noir armés des mini Maglites qui cherchaient à allumer ton badge dès que tu franchissais une porte.

Une fois à l’intérieur, j’ai vu Karl Lagerfeld expliquer qu’il possédait 4 iPhones, plus de 200 iPods et une trentaine d’iPads et que ce n’était pas les gens les plus connectés qui étaient les mieux connectés.

A LeWeb, les gens te disent bonjour en regardant ton ventre ou plutôt le nom inscrit sur ton badge. Les nombrils deviennent le centre du monde et obligent tous les participants à se balader courbés. La danse dure jusqu’a 12h30, heure du déjeuner. En quelques secondes tu te retrouves derrière des milliers de personnes qui sautent sur le saumon fumé et les blinis froids et caoutchouteux. C’est sans doute pour ça que les Lemeur n’ont pas jugé bon de changer les menus, il fallait bien 3 jours d’entraînement pour faire tenir le saumon sur les blinis au milieu de 3000 personnes affamées.

Après le déjeuner, j’avais rendez-vous avec un mec que je n’avais jamais vu, Bertrand. Je me retrouve avec une bonne douzaine de participants qui cherchent leur rendez-vous de 14h. On se balade en se regardant bizarrement de bas en haut : nombril/visage/nombril/visage puis on passe à un autre en fusillant du regard le « Jean-Claude » qui nous a fait perdre un temps monstre!

J’ai raté les interventions d’Eric Schmidt, Kevin Systrom, Joanna Shields, Marissa Mayer, Mike McCue, Brian Chesky, Dave Morin et Kevin Rose. Ya qu’ici qu’on peut rater tous ces gens là pour en rencontrer plein d’autres.

Le premier jour les gens disent « je ne suis pas là pour aller aux conférences, je suis là pour rencontrer des gens ». Le deuxième jour, ils demandent « tu vas à la soirée ce soir? » et le troisième « je suis naze, je ne sers à rien aujourd’hui ». Bien sûr que tout le monde va à la soirée puisque c’est compris dans le prix du ticket, bien sûr que les gens vont un peu aux conférences parce qu’il n’y a jamais de places assises libres et bien sûr que le troisième jour ne sert à rien.

Pas tout à fait puisque c’est le troisième jour que Sean Parker, un peu « fatigué », est venu parler sur scène. Lui non plus ne servait à rien après sa soirée de la veille, mais même quand Sean Parker ne sert  rien, il est intéressant.

Après le troisième  et dernier saumon, les participants se sont rués vers les navettes pour ne pas partir trop tard en week-end. J’ai attendu une demi-heure, je n’ai pas pu monter et je suis finalement rentré à pied sous la pluie.

Bref j’ai été au Web 2011.

Published by Romain David, on décembre 12th, 2011 at 12:36 . Filled under: Conseil startup20 Comments

Old school?

On reçoit souvent chez Balloon des jeunes plutôt doués qui sont développeurs, marketeux, commerciaux et qui veulent refaire une ou deux années d’étude avant d’accepter un CDI dans une entreprise. Avoir un diplôme, apprendre encore un peu, ne pas commencer à travailler tout de suite. La peur de se lancer, la crise? Je ne sais pas. En revanche, je sais ce qu’ils n’apprennent pas à l’école…

Ils n’apprennent pas à « networker »: Les écoles ne peuvent pas nous apprendre à networker. Je ne sais même pas si ça s’apprend. Il faut déjà un peu de temps pour comprendre que c’est important, il en faut encore plus pour savoir comment faire.

Ils n’apprennent pas à se planter: échouer, apprendre à reconnaître les erreurs, apprendre à ne pas refaire deux fois les mêmes… Au prix que coûtent ces écoles et vu leur prestige, l’echec ne fait pas partie du contrat.

Ils n’apprennent pas à vendre: Même les écoles de « commerce » ne vous apprendront pas à vendre un truc. La première fois qu’on se retrouve devant un client potentiel qui vous dit: « Bien, je vous écoute ? ». Ce ne sont pas les polycopiés de première année qui reviennent à l’esprit.

Ils n’apprennent pas à recruter: on apprend à se vendre en entretien, à trouver du boulot mais pas à recruter. Chercher des bons profils, identifier les besoins, faire passer des entretiens, former une équipe…

Que des « soft-skills » me direz vous… Compétences que l’on apprend pas en cours. Stages, rencontres, expériences, littérature, projets persos, blogs…

Aux Etats-Unis ou en Angleterre, c’est tout à fait normal d’être embauché dans des entreprises après plusieurs années de philo, de lettres ou d’histoire. En France, c’est impensable parce qu’il est fondamental de passer par des cours de compta, de finance, de marketing et j’en passe.

Quels sont les étudiants les mieux armés pour apprendre ce qui est important? Faut il refuser un job pour prolonger ses études? Perso, je m’en fous totalement de la ligne « formation » sur les CVs que je reçois, parfois elle n’y est même pas. Pourquoi pas après tout…?

Published by Romain David, on novembre 14th, 2011 at 1:08 . Filled under: Conseil startupCommentaires fermés